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Montpellier


Région: Languedoc-Roussillon
Département: Hérault
Population: 244 300 hab.
Superficie:56,88 km²
Altitude: 27 m

C'est en 985, dans une donation du comté de Melgueil, qu'apparaît pour la première fois le nom de Montpellier. Construite sur une colline Montpellier est située entre deux cours d'eau : le Lez à l'est, et la Mosson à l'ouest. Son paysage est marqué par le pic Saint-Loup( 658m ).Le territoire communal est composé d'espaces verts, d'espaces naturels protégés (Rives du Lez, Réserve zoologique Lunaret et Bois de Montmaur) et de zones agricoles. L'agglomération médiévale située entre l'Espagne et l'Italie, proche de la Via Domitia et du port de Lattes, connaît rapidement un important développement économique et culturel, attirant doreurs, orfèvres, drapiers et changeurs. Elle devient ainsi un centre d'échanges entre le nord de l'Europe, l'Espagne et le bassin méditerranéen.
Au Moyen Âge des médecins juifs et arabes chassés d'Espagne se retrouvent à l'École de Médecine de Montpellier, fondée en 1220 par la cardinal Conrad, légat du pape Honorius III. La renommée de la plus ancienne faculté de médecine est déjà immense à la fin du XIIIe siècle. La Faculté de Médecine de Montpellier bénéficie en 1593 de la création d'un Jardin des Plantes, aujourd'hui le plus ancien de France.
le développement de la viticulture au XIXe siècle favorise la constitution de fortunes et se traduit par une métamorphose urbaine considérable. A la fin du XIXème et au debut du XXème siècle Montpellier n'est même pas la ville la plus peuplée du Languedoc. la restructuration des ses universités durant les années 60, elle devient cinq fois plus importante. Un premier record est établi avec une croissance démographique annuelle de 5,3% entre 1962 et 1968 , due en grande partie à l'arrivée des Pieds-Noirs d'Afrique du nord.
La renommée des universités montpelliéraines est importante, notamment dans le domaine de la recherche médicale et scientifique, et ce depuis le Moyen Âge.
l’Ecusson.Le centre historique de Montpellier doit son surnom d’Ecusson à la forme même de son agencement imaginé au Moyen Age. Témoin des grandes périodes historiques et de la vocation précoce de Montpellier pour la médecine et le commerce, l’Ecusson abrite une kyrielle d’hôtels particuliers aux façades médiévales, romanes et gothiques, à découvrir au fil des ruelles piétonnes étroites et souvent courbes, pour briser les assauts du vent.

La ville aux 100 fontaines
Les premiers habitants de notre cité choisirent pour s'installer la proximité de deux cours d'eau : le Lez et son affluent le Verdanson car dès qu'une vie communautaire s'organise, l'alimentation en eau est primordiale. La conception globale d'une véritable distribution de l'eau va passer à Montpellier par l'embellissement de la ville.
Après l'achèvement de la Place Royale du Peyrou et celui de l'aqueduc de Saint Clément qui aboutit à un véritable "Temple des eaux" sur la nouvelle place. L'eau est encore sacralisée. A la fin du XVIIIe siècle, trois fontaines monumentales sur les places principales complètent l'équipement urbain. Patrimoine

Histoire

Montpellier voit le jour en 985, au sud de ce vieil itinéraire et au nord de la Route du Sel. Une situation stratégique puisque la future ville s’installe sur le Cami roumieu ou Chemin romain qui passe entre les deux routes. Le comte de Melgueil (Mauguio) donne à Guilhem, un seigneur installé dans la moyenne vallée de l’Hérault face au vicomte de Béziers, un manse (domaine agricole) sur le Mons Pestelarium. Le développement du domaine va de pair avec celui de la maison des Guilhem. Dès la première partie du XIe siècle, cette dernière devient plus puissante que celle des comtes de Melgueil. Des alliances flatteuses illustrent cette montée en puissance du Seigneur de Montpellier : Guilhem VII épouse en 1156 une descendante d’Hugues Capet, Mathilde de Bourgogne et Guilhem VIII, en 1174, se marie avec Eudoxie, nièce de l’Empereur de Byzance.
Montpellier aborde le troisième millénaire, riche de dix siècles d’une histoire parfois tumultueuse, quelquefois dramatique, souvent brillante et toujours peu commune. Dans la plaine languedocienne, dont elle occupe le centre, Montpellier fait figure d’exception : c’est la seule grande ville dont les origines ne remontent pas à l’Antiquité. De cette situation singulière, elle conservera le dynamisme des plus jeunes. Alors que les vieilles cités, vestiges de l’Empire romain, ne cessent de décliner, elle connaît au Moyen-Age un développement d’une rapidité surprenante. De simple domaine agricole, elle devient en quelques siècles une capitale économique et culturelle de tout premier plan.
Au XIIIe siècle, la bourgade de l’époque carolingienne est devenue une ville universitaire et marchande importante. Avec Salerne, en Italie, son école de médecine est la plus célèbre d’Occident. En 1289, une bulle du Pape Nicolas IV établit un Studium Generalis (enseignement du droit, civil et canonique, de la médecine et des arts), confèrant à l’université de Montpellier un statut égal aux plus grandes, telles Bologne ou Paris. La vente de la Seigneurie à Philippe de Valois, au milieu du XIVe siècle marque le retour dans le giron de la couronne de France, mais aussi le début d’un long déclin. Si vers 1440, la ville connaît un sursaut grâce à Jacques Cœur, le grand argentier du roi Charles VII, elle ne retrouvera sa prospérité, des siècles plus tard, qu’en devenant la capitale administrative du Bas-Languedoc.
Au XVIe siècle, les guerres de religion secouent la ville comme le reste du pays. Seule l’intervention des troupes de Louis XIII mettra fin aux troubles. Grâce à Richelieu, puis à Louis XIV, la ville est d’ailleurs une pièce maîtresse de l’administration royale dans le Midi. Elle devient la capitale de ce que l’on nomme alors le Bas-Languedoc. la ville connaît à nouveau une période faste. « Un magasin de belles demeures » en dira à cette époque Mme de Staël. Les hôtels particuliers y abondent (hôtels de Montcalm, Jacques-Cœur, de Varennes, de Manse, etc.). Si la ville s’embellit avec, notamment, au XVIIIe siècle, la promenade du Peyrou et l’Arc de Triomphe, les alentours voient la construction de nombreuses et superbes «folies », demeures cossues inspirées des villas vénitiennes qui témoignent de la richesse et du goût des Montpelliérains aisés.
Le XIXe siècle sera celui de la vigne. En devenant une monoculture à gros rendement, elle permet l’édification de fortunes dont les retombées économiques se traduisent par de grands travaux urbains : palais de justice, églises Sainte-Anne et Saint-Roch, théâtre de la Comédie ... La crise du phylloxéra et la surproduction viticole vont donner un coup d’arrêt à cette expansion. La révolte de 1907 rassemblera un demi-million de manifestants à Montpellier, mais n’aura pas de lendemain.
Les années 60 seront marquées par l’arrivée en nombre de populations rapatriées d’Afrique du Nord, les Pieds Noirs - on parle de 30 000 - qui y trouvent une terre d’accueil. En retour, ils contribuent avec une énergie de pionniers aux transformations de la ville. A partir des années 70, Montpellier se distingue à nouveau par son dynamisme et sa croissance, sans cesse confirmés depuis. Le 25 mars 1977, Georges Frêche, député et professeur à la faculté de droit, est élu maire. Pendant un quart de siècle il va modeler et incarner ce nouveau visage de Montpellier : celui du dynamisme et d’un souffle nouveau pour la cité. La création du quartier neuf d’Antigone – lancé en 1983 – reste l’empreinte la plus emblématique de cette volonté de transformer une ville somnolente en métropole moderne, qui passera en moins de trente ans de la 25e à la 8e place des villes françaises. Elle devient « la surdouée » qui brûle les étapes pour pour se retrouver aux avant-postes de la modernité : technologies de l’information, informatique, biotechnologies constituent ses principaux axes de développement.



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